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Articles avec #la soie thailandaise tag

12 octobre 2011: Udonthani. Ban Na Kha. 2eme Festival du tissu

Publié le par Patrick

2eme festival du tissu de Ban Na Kha

A l’occasion de la fête bouddhiste Awk Phansa, le village de Ban Na Kha, à 16 km au nord d’Udonthani en direction de Nong Khai,  présente du 12 au 16 octobre 2011 son 2eme festival du tissu. Ban Na Kha est surtout réputé pour sa soie.

J’y suis allé y faire un tour rapidement.

 

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Défilés de mode, spectacles et démonstrations auront lieu durant ces 5 jours.

 

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Une partie de la fête se situe entre autre dans l’enceinte du temple du village ou prône un magnifique bouddha doré.

 

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Du 7 au 13 septembre: Udonthani, Silk Thailand

Publié le par Patrick

La Thaïlande, pays de la soie.

 

La Thaïlande est réputée pour sa soie et Udonthani le prouve encore une fois avec l’exposition « Nakhonchaiburin Silk Festival » 

Ce festival se déroule dans l’enceinte de l’UD Town du 7 au 13 septembre 2011.

 

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Pour les néophytes, un stand présente la manière de tirer le fil de soie du cocon.

 

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Vues de divers stands

 

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Quelques modèles de vêtements pour femmes

 

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Chemises pour hommes : 1000 bahts soit environ 24 euros

 

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Si la soie vous intéresse, regardez mes autres articles sur le sujet.

 

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Du 8 au 12 juin 2011: Udonthani « Silk of Korat Road Show»

Publié le par Patrick

Thaïlande. Udonthani, le «Silk of Korat Road Show»

 

Du 8 au 12 juin 2011, c’est tenu à Udonthani une exposition sur la soie de Korat le « Silk of Korat Road Show » Un petit aperçu de cette exposition.

 

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Durant cette exposition nous pouvions voir des démonstrations du travail de la soie, une exposition qui explique ce travail, des boutiques de vente de produits en soie et des défilés de mode.

 

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Le défilé d’ouverture. De bien beaux modèles dans de belles robes.

 

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Parmi tous ces modèles féminins, un seul modèle homme. Bravo à lui.

 

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Pour voir mes autres articles sur la soie, sur la page d’accueil allez dans « Catégorie » et cliquez sur «  La Soie Thaïlandaise »

 

 

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Soie thaïlandaise - Silk made in Thailand

Publié le par Patrick

Udonthani : Le coup de foudre d’un français pour la soie « Royal Thai Silk »

 

(Je remets en ligne cet article qui date de plusieurs mois, car suite  à  une mauvaise manipulation de ma part celui-ci avait été effacé)

 

Après un premier article fait sur le fil de soie, j’ai voulu savoir comment est fabriqué le tissu à partir de ce fil. A cette occasion j’ai rencontré Antoine, un français établi à Udonthani depuis 18 ans qui est fabriquant et exportateur de soie. Ça ne pouvait mieux tomber. Une visite de son entreprise fut programmée.

Je le remercie au passage de bien avoir voulu prendre sur son temps de travail trois bonnes heures à m’expliquer le processus et surtout à me donner la documentation nécessaire à la réalisation de cet article un peu compliqué dans ses termes techniques pour le néophyte que je suis. Merci Antoine.

 

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Présentation de son entreprise.

Crées en 1992 à Udonthani dans le nord-est Thaïlande par Antoine, designer textile français, les ateliers de tissage Siam Matmee Ltd. sont spécialisés dans la confection de tissu de soies artisanales faisant appel à la technique de l'Ikat de trame selon l'ancienne tradition thaïlandaise du "Mudmee" (fils ligaturés avant teinture).

Cette tradition est répandue dans la région des pays du Mékong et plus particulièrement dans la région de l’Issan (nord-est de la Thaïlande).

 

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Antoine a consacré son travail au service de diverses maisons de mode et de Haute Couture françaises, japonaises ou italiennes comme Giorgio Armani.

 

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Le designer français et l’ensemble des techniciens thaïlandais de Siam Matmee Ltd. travaillent ici de concert, s’attachant par le biais de leurs travaux minutieux à approfondir la technique de l'Ikat  sur soie. Leur tache contribue aussi à la promotion d’une qualité particulière de fil de soie, qualité reconnue unique par l'aspect authentique et le toucher particulièrement moelleux que celle-ci confère au tissu.

Le fil de soie utilisé pour l’ensemble de ses productions artisanales de tissage provient d’élevages villageois du nord-est de la Thaïlande, soie indigène, cocon fermier dévidé à la main au village (fil de nature non industrielle). Ce fil, qui se caractérise par les variations naturelles de son calibre, intervient dans chacune des créations originales résultant de motifs Ikat inédits produits dans les ateliers de tissage de la compagnie Siam Matmee Ltd.

 

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Il est important de noter que Sa Majesté la Reine Sirikit de Thaïlande encourage depuis plusieurs décennies l’usage de cette qualité de fil produite au village pour le tissage des soies Mudmee (Ikat). Par le biais de sa fondation, Sa Majesté la Reine n’a cessé d’œuvrer à la préservation de l’héritage culturel que représente cet art traditionnel du tissage de la soie dans la région du Nord Est de la Thaïlande.

Plus récemment, l’Institut de Sériciculture de la Reine Sirikit créé en 2002 a mis en place l’attribution d’un logo apposé selon certaines conditions sur les meilleures soies produites et représentant l’emblème du Paon Royal. Cette forme d’estampille  permet d’authentifier la spécificité de la soie thaïe en termes de qualité. [Sur ce sujet précis je vous renvoie à mon article classification de la soie]

La classification de la soie thaïlandaise.

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-34350713.html

 

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Les productions des ateliers de tissage Siam Matmee Ltd.

Dans un premier temps, l’on constate que chacune des réalisations issues des ateliers reçoit par le biais de l’Institut de la Reine le prestigieux logo du Paon d’Or (Royal Thai Silk - 100% pure soie indigène).

 

A l’origine la société Siam Matmee Ltd. s’est spécialisée dans la fabrication des articles suivants:

- Echarpes ikat (30/40 cm x 165/170 cm)

- Etoles ikat (50 cm x 170/175 cm)

- Châles ikat (100cm x 200/220 cm)

Noter que selon le motif, ces articles demeurent aussi parfaitement adaptables en décoration murale

 

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Ensuite, la production de tissu au mètre (dans une largeur de 1 mètre maximum) pour l’habillement de luxe.

 

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Aujourd’hui une nouvelle orientation s’est ajoutée à l’entreprise avec la fabrication de tissus de soie haut de gamme destinés à la décoration d’intérieur. Alors que celle-ci est toujours en cours de développement il apparaît de plus en plus évident qu’un partenaire déjà impliqué dans la partie textile et ayant de vastes possibilités de distribution dans le secteur haut de gamme serait à terme nécessaire pour l’entreprise.    

 

Dans un premier temps, Antoine a privilégié la fabrication de housses de coussin en soie ikatée (47 cm x 47 cm) ; accessoirement ceux-ci peuvent être accompagnés de la tenture murale (95 cm x 110-120 cm) rappelant le motif du coussin. Des articles tels que chemin de table et de lit, sont facilement développés (exemple : étole mais tissée plus longue et sans les franges) ainsi que d’autres tels que sets de table et petits sous verre carrés.  

 

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L’Ikat

La technique de l’ikat est complexe et fut par ailleurs largement développée au japon sous le nom de « Kasuri » 

Parmi les créations des ateliers Siam Matmee, un grand nombre sont inspirées  d’anciens motifs japonais « Kasuri » que l’on utilisait notamment autrefois dans la confection des kimonos les plus prestigieux. Le procédé de l’ikat implique une préparation méticuleuse des fils que l’on destine au tissage de la trame du tissu. 

 

La fabrication.

 

L'usage ancestral du fil de soie pour la fabrication d'étoffes ikatées nécessite un traitement particulièrement délicat. Ceci implique une préparation méticuleuse des fils que l'on destine au tissage de la trame du tissu.

Dans les ateliers de tissage de la compagnie Siam Matmee Ltd. s’exécutent toutes les étapes d'un lent processus qui aboutit au tissage de l'Ikat sur le traditionnel métier à bras. A tous les niveaux du processus la main de l'homme s'exerce ici de façon prépondérante puisqu’il n’est pas nécessaire d’avoir recours à des équipements électriques sophistiqués.

 

Mais que de temps, de patience et de travail pour réaliser un produit. Par exemple, pour fabriquer une écharpe d’une dimension de 50 cm x 180 cm, il y a en amont au moins 20 heures de travail.

 

- 1er étape. Il faut dessiner le plan du motif ikaté, adapter les proportions et définir les couleurs, ça c’est le travail d’Antoine.

 

- 2e étape. Un cadre, de largeur correspondante à la largeur souhaitée du tissu, est mis en rotation pour permettre la réalisation d’une succession de cordelets à l’aide d’un fil de soie continu. 

Quand la phase de rotation prendra fin, l’on aura obtenu un ensemble de cordelets et chacun d’entre eux respectivement composé de plusieurs dizaines de fils de soie réunis.

 

- 3e étape. En respectant le plan, chaque cordelet fera l’objet de ligatures selon une somme de points ou de segments de longueur variable. La configuration très précise des ligatures définit le motif qui apparaîtra plus tard au cours du tissage. Ces multiples ligatures sont destinées à préserver la couleur initiale du fil de soie (généralement claire ou même écru) au cours du bain de teinture qui doit suivre.

 

 

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- 4e étape. Teindre le fil de soie et le sécher, ça c’est le travail des teinturières.

 

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- 5e étape. Après séchage des cordelets (ensemble des fils de trame) et dénouement des ligatures, on récupère le fil de soie continu qui est alors devenu un fil ikaté teint en deux couleurs (ou parfois plus) selon les portions qui ont été préservées grâce au procédé  de ligatures initialement opérées sur chaque ensemble de fil (cordelets)

 

- 6e étape. Ce fil teint ikaté sera récupéré pour être mis en bobine. De multiples petites bobines seront ainsi confectionnées à partir de ce même fil destiné à être la trame du tissu.

 

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- 7e étape. Il faut enfin rattacher la chaine au peigne. Tous les fils sont raccordés entre eux un par un. Travail de minutie.

 

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- 8e et dernière étape. Les multiples petites bobines de fil de trame alimenteront successivement la navette qui est lancée à la main au cours du tissage des pièces. Ça c’est le travail des tisserandes opérant ici sur de traditionnels métiers à bras.

 

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Par interaction de la chaîne et de la trame du tissu, lentement et comme par magie,  le motif Ikat se révèlera progressivement de lui-même.

 

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Voici quelques réalisations à l’actif de l’entreprise d’Antoine.

 

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Pour infos une étole est vendue aux environs de 1350 bahts soit environ 32 - 33 euros la pièce

 

Pour contacter Antoine : smatmee@hotmail.com

 

 

Précédents articles sur la soie :

Du papillon au fil de soie.

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-25747013.html

La classification de la soie thaïlandaise.

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-34350713.html

Exposition sur la soie à Udonthani

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-36616184.html

 

 

 

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Du 25 au 27 septembre: Exposition sur la soie à Udonthani.

Publié le par Patrick

L’Université Rajabhat d’Udonthani proposait durant trois jours (du 25 au 27 septembre) une exposition sur la soie. Des stands expliquaient les différentes phases de transformations allant du ver à soie au tissu.

Je ne vais pas réexpliquer le processus de transformation. Pour cela regardez mes articles faits précédemment à ce sujet. Je vous présente simplement quelques photos de cette exposition.


Les vers à soie et les cocons.




Le fil de soie tiré du cocon.





La teinture du fil.



Métier à tisser.


La touche finale. Le tissu et les vêtements en soie.






Explication sur les différents classements de la soie. Paon d’Or, Paon d’Argent, Paon Bleu et Paon Vert.



Pour les amoureux de beaux tissus, c’était une exposition à ne pas manquer.

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La classification de la soie Thaïlandaise : Le saviez-vous ?

Publié le par Patrick


Le Royal Peacock Logo (Le logo royal du Paon)

 
Afin de maintenir la tradition dans la fabrication de la soie thaïlandaise
, le ministère de l’agriculture de Thaïlande, en accord avec la Reine de Thaïlande, utilise un Paon comme emblème (Emblème Royal par excellence)




Cet emblème permet :

-         D’identifier la soie comme authentique soie de Thaïlande.

-         De la protéger contre les imitations.

-         D’augmenter sa valeur sous le terme de soie véritable de Thaïlande.

-         De relancer la production traditionnelle de la soie Thaïlandaise.

-         D’accroitre la confiance des clients utilisant la vraie soie Thaïlandaise.

-         Enfin, de perpétuer l’association de la soie Thaïlandaise avec la culture Thaïlandaise

 

Une autre façon de préserver la culture traditionnelle et le transfert de compétences d'artisanat à la prochaine génération, il était primordial que la soie thaïlandaise ait une certification.

 

La soie thaïlandaise, souvent appelé «La Reine des textiles», a longtemps été reconnue pour sa qualité unique de fabrication et son charme. Afin de respecter cette tradition, la Reine Sirikit a créé le « Royal Peacock Logo », marque de certification des normes de soie thaïlandaise approuvée par le Ministère de l'Agriculture et des Coopératives.

 

Le « Royal Peacock logo » est enregistré dans 22 pays, où il sert à assurer auprès de ses clients la confiance qu’ils attendent lors de l'achat de produits en soie de qualité.

 

Différents logos colorés sont utilisés pour désigner les différentes normes de qualité et de valeur de la soie. Ces normes mettent l'accent sur la qualité des matières premières et les procédés utilisés dans la production de la soie.

 

Le logo se présente sous quatre couleurs en fonction du  processus de fabrication de la soie.

 

Royal Thai Silk-Gold Peacock (Le paon d’or pour la Soie Royale Thaïlandaise)



Cette soie est faite de fil de soie thaïlandaise (polyvoltine) comme matière première, et traitée selon des processus traditionnels pour un type de tissage dit de ‘’chaine et trame’’ [tissée verticalement (trame) et horizontalement (chaine)]. Le terme se réfère aussi au type de soie thaïlandaise qui est tissée navette lancée à la main à l’aide de fil de soie issus d’élevage souche fermière locale (N-E Thaïlande : cocon dévidé à la main) sur des métiers typiquement traditionnels nommés aussi ’’métiers à bras’’. Pour la teinture, colorants naturels ou chimiques sont utilisés, mais ces derniers doivent être respectueux de l’environnement. La soie doit être produite exclusivement en Thaïlande.

« Gold Peacock » définit la ‘’Royal Thaï Silk’’ autant que le coté suprême de réalisations issues de vers à soie de race autochtone et d’un produit traditionnellement traité à la main sur toute la chaine de production.

 

Donc le Must ou le Nec plus ultra du genre….

 

Classic Thai Silk-Silver Peacock (Le Paon  d’argent pour la Soie Thaïlandaise Classique)



 

Cette soie est le produit de procédés traditionnels associés à divers procédés appliqués. Ce style de Soie Thaïe relève du tissage « chaîne et trame avec l’usage soit de fil de soie de souche locale ou bien encore d’autres variétés améliorées de fil de soie thaïlandaise. Le dévidage de la soie peut être à la main ou bien avec l’intervention certains mécanismes électriques n’excédant pas 5 HP (horse power). Pour la teinture, colorants naturels ou chimiques sont utilisés, mais ces derniers doivent être respectueux de l'environnement. La soie doit être produite exclusivement en Thaïlande.

  

Thai Silk-Blue Peacock (Le paon bleu pour la Soie Thaïlandaise)




Cette soie est le produit de processus à l'origine traditionnels mais qui ont été adaptés pour le coté pratique et la viabilité commerciale. Fils de soie industriels (si pure soie)  peuvent être utilisés dans ce type de tissage "chaîne et trame" [tissé verticalement (trame) et horizontalement (chaîne)] et quelque soit le type de métier à tisser utilisé (intervention système mécanique). Des colorants chimiques naturels sont utilisés, mais ces derniers doivent être respectueux de l'environnement. La soie doit être produite en Thaïlande.

 

Thai Silk Blend-Green Peacock (Le paon vert pour la Soie mélangée à d’autres fibres synthétiques)


 

 

 

Cette soie est le résultat d’un mélange de procédés modernes et traditionnels sur le plan des motifs et des couleurs. La soie pure est mélangée à d’autres fibres synthétiques ou naturelles comme requit selon l’usage ou la demande. Tout type de métier à tisser peut être utilisé, mais les détails de la composition de la fibre utilisée doivent être clairement identifiés. Des colorants chimiques naturels sont utilisés, mais ces derniers doivent être respectueux de l'environnement. La soie doit être produite en Thaïlande.

 

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Je remercie au passage Antoine, notre fabricant local de soie traditionnelle, pour son aide à l’élaboration de cet article. Je lui souhaite aussi bon vent car Antoine participera du 6 au 10 août  au salon « ASEAN SERICULTURE CONFERENCE 2009 » qui se tiendra à Nonthaburi au « Impact Exhibition and Convention Center » Hall 9. L’ensemble de l’événement est à l’initiative du « Queen Institute of Sericulture » (QSIS) sous l’égide du ministère de l’Agriculture et Coopératives de Thaïlande.

 




Mes articles se rapportant au même sujet :


Du papillon au fil de soie.

 

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-soie-thailandaise-silk-made-in-thailand-55241307.html



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Du papillon au fil de soie.

Publié le par Patrick

La Thaïlande est un pays réputé pour ses magnifiques tissus de soie mais savez vous comment est fabriqué le fil de soie ?

 

J’ai profité qu’un stand pédagogique sur la soie soit installé sur le champ de la foire annuelle d’Udonthani pour aller me renseigner. Il présentait et donnait des explications sur la culture et la transformation du vers à soie en fil de soie.

 

Chapitre I: Un peu de technologie :

 

La Sériciculture :

C’est le nom donné à l’élevage des vers à soie. La sériciculture en France date de l’époque de Louis XI (1423-1483) qui invite des artisans italiens et grecs à s'installer à Tours. La  ville qui compte 8 000 métiers à tisser en 1546  devient ainsi un centre séricicole plus important que Lyon, Montpellier ou Paris.

 

La Magnanerie :

C’est le nom donné au bâtiment d’élevage des vers à soie.

 

Les feuilles de mûrier :

C’est la seule nourriture que les vers à soie ingurgent en grosse quantité. Il existe 42 espèces de mûriers. Le mûrier aime un climat tempéré, mais se trouve cultivé sur une zone qui s'entend des régions tropicales aux pays presque froids. Il est principalement répandu en Extrême-Orient (Chine, Japon, Corée, Asie du Sud-est) mais aussi en Amérique du sud (Brésil), au Proche-Orient et en Europe (Grèce, Italie, Espagne, France du sud-est où il y a encore quelques sériciculteurs.

 

Le Bombyx du mûrier (Bombyx mori)

Pour faire du fil de soie il faut au départ un papillon, le Bombyx. C’est un lépidoptère domestique originaire du nord de la Chine, élevé pour produire la soie. Le bombyx est inconnu à l'état sauvage. Il ne vole pas car il a les ailes atrophiées et meurt quelques jours après sa reproduction.


Le ver à soie.

C’est la chenille du Bombyx.     





Le ver à soie est un insecte qui présente un cycle de transformation typique en quatre stades :

1) la graine.

 2) la larve.

 3) la chrysalide.

 4) le papillon.

Cette transformation dure environ 40 jours. Il faut dès l’éclosion de l’œuf, 30 à 35 jours pour la croissance de la chenille, 3 jours pour le filage du cocon et 10 à 15 jours pour la métamorphose, l’accouplement et la ponte.

          1) La graine.

Ce sont les œufs du papillon. Peu après l'accouplement, le papillon femelle pond en amas entre 400 et 600 œufs jaune pâle ronds et gros comme des têtes d'épingles. On les appelle graines et on peut compter jusqu'à 1800 œufs dans un gramme. La graine est de forme ellipsoïdale, petite et plate, recouverte d'une membrane dure. Sa forme et sa taille varient suivant les espèces. Sa couleur est d'un blanc laiteux ou d'un jaune soutenu. Les œufs vont éclore quatorze jours après le début de l'incubation à 25°C.


2)   
La larve.

  Le ver subit 4 mues :
- la 1ère vers le 4ème jour
- la 2ème vers le 11ème jour
- la 3ème vers le 17ème jour
- la dernière vers le 25ème jour



Entre chaque mue, le ver est pris de fringale appelée " frèze " La durée de vie du ver est d'environ 25 jours entre son éclosion et le moment où il fabrique son cocon. Son poids se verra multiplié par 10 000.

Après avoir dévoré une grande quantité de feuilles durant les quatre premiers âges, il cesse de manger au cinquième âge et s'attache à un support par le fil de soie qui sort de son orifice buccal.



C'est au stade de chenille que le bombyx produit la précieuse fibre sécrétée en une bave abondante qui, en durcissant, se transforme en un fil unique de soie brute avec lequel la chenille se fabrique un cocon. Ce fil mesure entre 300 et 1500 mètres de long. Il est produit par des glandes spécialisées, dites séricigènes. Il en faut environ 3500 à 4500 mètres pour faire un gramme. La couleur des cocons (blanc, jaune, doré, rose...) dépend de la variété des vers à soie élevés.





 Les cocons  seront étouffés pour tuer la chrysalide enfermée dedans. On plonge les cocons dans de grandes bassines d’eau bouillante et commence alors le nettoyage des cocons et la recherche du départ du fil de soie.

 

    3) La chrysalide.

A la fin du filage, le ver se métamorphose en chrysalide. Cette chrysalide est d’ailleurs très appréciée par les thaïlandais comme insecte grillé à manger. (Voir mon article sur les insectes grillés de Thaïlande ici .  Se nourrir d’insectes en Thaïlande    )




4) Le papillon.

Dix jours plus tard, la chrysalide devient papillon qui pour sortir de son cocon secrétera une salive alcaline qui dissoudra la matière à une extrémité de celui-ci. Tout fripé et humide, il se gonfle d'air juste le temps de vivre pour pondre des œufs. Seuls quelques papillons naissent pour la reproduction et donc fournir les graines de la saison suivante.




Chapitre II : Le filage

Pour que les cocons soient dévidables, il est nécessaire qu'ils soient intacts. Ils sont récoltés avant que la chrysalide ne devienne papillon. Les cocons sont placés dans des appareils appelés étouffoirs séchoirs dans lesquels la chrysalide est étouffée à l'air chaud. Il faut compter approximativement 6 kilos de cocons pour un kilogramme de soie grège.



Dans les temps anciens, on utilisait une bassine dans laquelle l'eau était portée à 85 - 90° afin de ramollir le grès des couches externes. L'ouvrière surveillait la formation du fil de soie de quatre, cinq ou six bouts suivant la grosseur. Elle devait pourvoir avec son " jette-bout " au remplacement du cocon dû à son épuisement ou à une casse. Seule la vigilance et l'habileté de l'ouvrière faisait la régularité du fil. Cette pratique traditionnelle existe toujours en Thaïlande.


Ci-dessous, le chauffage – dévidage.




Ci-dessous, le moulinage.




Les Japonais ont résolu le problème de la filature de la soie en inventant une machine automatique qui permet un contrôle constant du titre de la soie dévidée. Un mécanisme spécial monté à l'extrémité de la machine assure une détection automatique de l'extrémité de la bave. Les opérations successives après la cuisson sont le battage qui permet de désagréger la bourre des couches externes faites de brins plus ou moins rompus puis le purgeage par lequel la bourre est éliminée et l'extrémité du fil dégagée. Les baves sont ensuite réunies suivant le titre désiré en 4, 5, 6, 7 bouts. Le fil ainsi formé, reçoit une légère torsion qui facilite l'agrégation des baves et va ensuite s'enrouler sur un dévidoir qui assure une présentation en grosses flottes d’écheveaux.


Chapitre III : La teinture.

 

Je ne rentrerais pas dans le détail de ce chapitre bien trop complexe. Ci-dessous, quelques matières d’origine végétale servant à la teinture.



Tout comme moi maintenant, vous en savez un peu plus sur le vers à soie.




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